Les palpitations, inquiétantes mais souvent banales

DOSSIER SANTÉ DE LA SEMAINE

Les palpitations, inquiétantes mais souvent banales

Habituellement bénignes et plus ou moins désagréables, les palpitations traduisent des sensations subjectives des battements cardiaques et peuvent aussi révéler une maladie.
La plupart des maladies cardiaques peuvent en être responsables, mais des affections non cardiaques sont aussi à leur origine.
Leur fréquence est forte – tout le monde ayant ressenti au moins une fois ce type de trouble – mais elles doivent être prises en considération lorsqu’elles se répètent ou se prolongent.
Elles peuvent être brèves ou prolongées, rares ou permanentes, à début brutal ou progressif. Souvent angoissantes, elles provoquent une sensation d’arrêt cardiaque ou, au contraire, d’un emballement brutal du cœur.
Il est important d’en noter l’heure, la durée, les circonstances de déclenchement. Si le trouble est prolongé, il faut tenter de préciser si les battements sont réguliers ou irréguliers, et combien il s’en produit en une minute.
-LES CAUSES NON CARDIAQUES
Elles sont nombreuses et variées. La perception de palpitations fait immédiatement évoquer un problème cardiaque, mais souvent elles n’ont aucun rapport avec le cœur et peuvent se rencontrer dans un grand nombre de maladies, n’étant que le témoin d’une anomalie.
-Les divers stress aigus ou chroniques peuvent très facilement donner des palpitations.
-Les maladies fébriles, la fatigue ou les trouble du sommeil peuvent donner des palpitations sans que le cœur soit vraiment concerné.
-Une anémie (un manque d’hémoglobine) donne très souvent des palpitations. Une réduction de l’oxygénation du sang et/ou des tissus accélère le cœur (tachycardie) et peut donner des palpitations : insuffisance respiratoire, maladie hématologique.
-L’hyperthyroïdie, qui modifie la fréquence cardiaque, peut être à l’origine de palpitations. C’est aussi le cas des maladies digestives et des maladies psychologiques ou psychiatriques.
-Certains traitements peuvent également entraîner des palpitations, témoin de leur mauvaise tolérance, de leur effet trop important (par exemple, un hypotenseur trop efficace, donnant une tension artérielle trop faible), ou de leurs effets secondaires néfastes (allergie, troubles digestifs).
-LES SIGNES D’ALARME
Les palpitations ne doivent pas être prises à la légère si elles s’accompagnent d’autres signes. Certains éléments accompagnant les palpitations doivent donc donner l’alerte :
– début et fin brutaux de l’épisode ;
– durée prolongée des palpitations ;
– battements ressentis ou mieux appréciés par la prise du pouls complètement irréguliers ;
– fréquence cardiaque élevée à plus de 130 battements par minute ;
– survenue de l’épisode de palpitations pendant un effort…
L’existence concomitante d’une fièvre, d’un essoufflement rapide à l’effort, de douleurs thoraciques (surtout si elles sont « étendues » et se produisent à l’effort) sont aussi des signes qui peuvent être associés à des formes plus graves.
En présence de tels signes, il est fortement conseillé de prendre rapidement un avis médical.
QUELQUES CONSEILS
Les mesures d’hygiènes de vie sont toujours applicables :
-mener une vie calme, se relaxer ;
-diminuer les stress et les contrariétés ;
-se coucher à heure régulière, prendre des vacances ;
-diminuer sa consommation d’alcool, de café (ou thé) et d’autres excitants (cola, drogues) ;
-proscrire l’automédication ;
-reprendre progressivement une activité physique ou sportive, perdre quelques kilos.
De nombreux traitements sont possibles. Ils dépendent en grande partie de la cause des palpitations. C’est pourquoi ils ne sont envisageables qu’après un bilan initial et sous surveillance médicale.
Lorsque les palpitations persistent et n’ont pas de cause connue elles ne doivent pas être négligées et nécessitent d’en parler avec son médecin.